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Ce blog raconte un peu mes joies, mes peines du quotidien j'y parle de ma région midi-pyrénées... bonne visite à tous!

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Le canal de Garonne

Le canal de Garonne

 

Le canal de Garonne, anciennement nommé canal latéral à la Garonne, est un canal français de petit gabarit datant du XIXe siècle qui réuni Toulouse à Bordeaux. Il est l'indispensable prolongement du Canal du Midi qui relie la Méditerranée à Toulouse. Cet ensemble forme le canal des deux mers qui joint la mer Méditerranée à l'océan Atlantique.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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Longeant alternativement la rive droite puis la rive gauche de la Garonne qu’il franchit à Agen par un pont-canal. Il est relié en amont au canal du Midi à Toulouse, et débouche dans la Garonne à Castets-en-Dorthe (Gironde), à 54 Km au sud-est de Bordeaux, point où le fleuve est navigable grâce à l’effet de la marée. Il est lié au Tarn, à la Baïse, à la Garonne ainsi qu'au Lot par l'intermédiaire de la descente en Baïse de Buzet et de 4 Km en Garonne.<o:p></o:p>

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Exceptées les cinq écluses de Montech, doublée par la pente d'eau ; portant ce nom (1974), toutes les écluses ont une longueur de 40,50m pour une largeur de 6m. Les écluses de Montech ont gardé l'ancien gabarit de 30m<o:p></o:p>

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Avant que le canal dit "des deux mers" soit construit, la liaison entre « les deux mers », l'océan Atlantique et la Mer Méditerranée, se faisait le long des côtes espagnoles, en passant par le détroit de Gibraltar. Ce périple, long de plus de trois mille kilomètres, obligeait les navigateurs à braver les tempêtes et les attaques barbaresques<o:p></o:p>

Néron et Auguste dans l'Antiquité, puis Charlemagne, François Ier, Charles IX et Henri IV ont tous eu l'ambition de construire un canal permettant d'éviter ce long détour. Chacun d'eux a demandé d'en faire l'étude et de nombreux projets ont vu le jour, mais aucun n'assurait la faisabilité de cette jonction. La grande difficulté réside dans l'alimentation en eau du canal qui doit recevoir une quantité d'eau suffisante en son point le plus haut, c’est-à-dire au niveau de la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée, pour assurer une navigation constante<o:p></o:p>

Entre 1614 et 1662, sous l'impulsion de Louis XIII et Louis XIV, cinq projets voient le jour mais aucun ne résout le problème d'approvisionnement en eau du canal. C'est en 1662, que Pierre-Paul Riquet, en s'inspirant de la théorie d'Adam de Craponne mise en pratique au début du même siècle par Hugues Cosnier pour le "canal de Loyre en Seyne" (ou "canal de Briare"), cherche à amener l'eau à l'endroit culminant de ce que sera le canal du Midi (entre Toulouse et Sète), en un point de partage, au seuil de Naurouze, afin qu'elle s'écoule de part et d'autre, vers la Méditerranée et vers l'Atlantique. Sa connaissance de la Montagne Noire et de ses cours d'eau l'amène à imaginer un système d'alimentation basé sur le détournement de l'eau par le captage de plusieurs ruisseaux et rivières<o:p></o:p>

Lorsque Pierre-Paul Riquet acheva le canal Royal du Languedoc (nom, à l'époque, du canal du Midi) entre Sète et Toulouse en 1681, il eut l'idée de continuer le canal en direction de l'Atlantique : le futur canal Latéral à la Garonne. Cependant, les agrandissements successifs du château de Versailles et les fastes de Louis XIV avaient vidé les caisses du royaume et le projet fut rapidement abandonné, faute de moyens. Pendant encore près de deux siècles, on se contentera de la Garonne, malgré ses caprices<o:p></o:p>

Ce n'est qu'en 1828 qu'une ordonnance prescrit l'étude des travaux à entreprendre. L'étude est achevée en 1830. La France est dans sa révolution industrielle et il est vital pour son développement de créer des axes de communication pour la circulation des matières premières. C'est l'objet des lois du "plan Becquey" de 1821-1822. Cependant, ce n'est qu'en 1832 que l'État accorde la concession perpétuelle à la société privée Magendie-Sion détenue par le Sieur Doin. La loi instaurant la construction du Canal Latéral à la Garonne prévoit l'approvisionnement par les eaux de la Garonne transitées par le Canal de Saint-Pierre ou "de Brienne". Cependant, le Sieur Doin ne respectant pas les engagements pris, l'État le déchoit de ses droits, déchéance qui sera relevée par la loi du 9 juillet 1835 et qui fixe de nouveaux délais. Le Sieur Doin décèdera avant même le commencement des travaux<o:p></o:p>

Une troisième loi en 1838 alloue une somme de quinze mille euros aux héritiers du Sieur Dion et rachète les pièces du projet pour vingt-trois mille euros. Le projet est alors repris en main par l'État et confié à l'inspecteur Divisionnaire des Ponts et Chaussées Jean-Baptiste de Baudre et débute en 1838 avec un budget de six millions d'euros. La construction débute en plusieurs points simultanément et des milliers d'ouvriers vont construire les quelque <o:p></o:p>

193 kilomètres de voie fluviale, réalisant des ouvrages remarquables comme le fameux pont-canal d'Agen<o:p></o:p>

En 1844, le tronçon Toulouse - Montech - Montauban est ouvert. Le canal est ouvert à la navigation en amont de Buzet-sur-Baïse en 1853 et achevé en 1856<o:p></o:p>

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Le long du canal les paysages et les cités diverses de la Moyenne Garonne se succèdent ainsi que les ouvrages d'art. Les principaux ouvrages d'art sont :<o:p></o:p>

Les écluses : le canal comptait à l’origine cinquante-six écluses, auxquelles s’ajoutent les quatre écluses assurant la liaison avec la Garonne à Castets-en-Dorthe<o:p></o:p>

La pente d'eau de Montech : cette réalisation originale, mise en service en 1974, double cinq écluses. Elle est l'oeuvre de l'ingénieur Aubert, auteur également de la pente d'eau similaire de Fontsérannes, à Béziers, mise en service 10 ans plus tard. Les ponts-canaux : sept ponts-canaux permettent au canal de franchir la Garonne et ses affluents. Le plus important, long de 600 mètres et comptant vingt-trois arches, est le Pont-canal d'Agen. Les autres ponts-canaux permettent de franchir notamment le Tarn (Pont-canal du Cacor à Moissac) et la Baïse (Pont canal sur la Baïse)<o:p></o:p>

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